Gestion des risques
La province utilise diverses stratégies de gestion du risque et
respecte des limites d'exposition rigoureuses pour s'assurer que le
risque est géré de façon prudente et efficiente. Elle a recours à un
certain nombre de stratégies, dont celle des instruments financiers
dérivés (« instruments dérivés »). Les risques courus sont contrôlés
quotidiennement et vérifiés annuellement. L'efficacité des
programmes d'emprunt et de gestion de la dette est mesurée
quotidiennement, tandis que l’efficacité du programme de marché
monétaire est mesurée mensuellement en regard de repères
prédéterminés.
Au 31 mars 2013, le portefeuille d’instruments dérivés consolidés de
l'Ontario avait une valeur théorique provisoire de 199,0 milliards
de dollars, constituée de 117,0 milliards de dollars en échanges de
taux d'intérêt, 61,9 milliards de dollars en échanges de devises,
19,3 milliards de dollars en contrats de change à terme et 0,8
milliard en option d'échanges financiers (swaptions).
Le tableau qui suit passe en revue les limites et les stratégies
utilisées pour assurer la gestion saine et efficace des risques de
marché, de crédit et de liquidité.
Limites et stratégies entrant dans la gestion des
risques (Exclut la dette de la SFIEO)
| |
Risque |
Position |
| Risque de change |
Conformément à la politique de gestion des risques associés aux marchés, l'exposition de la province
aux risques non couverts liés aux devises est limitée à 5 % de la dette. |
Au 31 mars 2013, le taux provisoire d'exposition nette aux risques de change était 0,8 % de la dette.
Pour l'exercice actuel, ce même taux d'exposition se situait dans les limites approuvées. |
| Risques inhérents aux taux d'intérêt |
Cette mesure limite à un maximum de 35 % de la dette les risques liés aux changements des taux
d'intérêt découlant de l'exposition aux risques inhérents aux taux d'intérêt variables et
de l'arrivée à échéance de la dette à taux fixe au cours d'une période de 12 mois. |
Au 31 mars 2013, le taux provisoire d'exposition (déduction faite des réserves de liquidité) était
de 8,9 % de la dette. Pour l'exercice actuel, ce même taux d'exposition se situait dans les
limites approuvées. |
| Risques liés à l'arrivée à échéance de la dette et
au refinancement de celle-ci |
Au moment de contracter une nouvelle dette, la province cherche à
obtenir un profil souple d'échéances de la dette afin de diversifier les
risques associés aux changements des taux d'intérêt lorsqu'il est temps
de refinancer la dette arrivée à échéance. |
On estime à 23,7 milliards de dollars la valeur de la dette arrivant
à échéance pour 2013-2014. |
| Risques de crédit |
L'Ontario ne s'engage dans des opérations financières qu'avec des
contreparties ayant une bonne cote de solvabilité. |
Au 31 mars 2013, presque 98 % de l’exposition de crédit de l’Ontario
était avec des contreparties ayant une cote de solvabilité d'au moins
« AA - ». |
| Risques d'illiquidité |
Les risques d'illiquidité sont contrôlés par la gestion des réserves
de liquidité et des programmes d'emprunt à court terme. |
Le niveau moyen des réserves de liquidité quotidiennes était de
23,005 milliards de dollars, déduction faite de biens offerts en garantie, entre le
1er janvier 2013 et le 31 mars 2013. Les bons du Trésor de l’Ontario et
les billets de trésorerie américains sont assortis de limites autorisées
de 30,5 milliards de dollars et de 8,5 milliards de dollars
respectivement. |